La science des doudous

Je n’ai jamais eu de doudou, petite fille. Enceinte, je ne pensais pas que cette petite peluche jaune et verte (mmmh…magnifique) aurait autant d’importance dans la vie de mon fils.

Avant d’être maman, j’avais des principes (comme le dit l’adage: « après, j’ai eu des enfants »)… Pas de doudou dégoûtant trimbalé partout. J’ai à peu près réussi à me tenir à ce principe.

doudou-canard-seraphin-moulinJ’avais, comme toute future maman, acheté un petite peluche pour la naissance de mon bébé. Elle lui tiendrait compagnie les premières heures/semaines/années de sa vie. Evidemment, ça n’est pas celui qu’il a choisi… Sur la quinzaine de « nounours » » offerts, il en a repéré 1 qui l’a suivi dès le premier jour chez la nounou. Bon, ça va, il a opté pour un « Doudou et compagnie » 🙂 Objet de transition, il permettait de garder le lien, de lui rappeler l’odeur de chez nous pendant sa journée. J’ai même lu que sa présence était scientifiquement indispensable pour nos bébés…(à lire ici). Il est dit que c’est à partir de 4 mois que l’enfant comprend que sa mère est une personne autre. Ce nouveau concept est bouleversant et peut engendrer la crainte de perdre l’autre. Le doudou, imprégné d’odeurs familières, permet ainsi à l’enfant de se tranquilliser pendant les séparations.

Par contre, pas question qu’il sorte dehors et serve de chiffon à toutes les voitures garées dans la rue! C’est peut être bête mais je n’avais pas envie que mon fils traîne son doudou, devenu sale, partout… ça a été source de pleurs, de discussions mais c’est désormais intégré: pas de doudou dehors! De lui-même, chaque matin, avant de partir, il le range dans son sac et lui dit « avar doudou, à tatô ». 10 minutes de marche plus tard, il est heureux de le retrouver, le sert fort dans ses bras et lui fait des bisous 🙂

Et vous, où en sont vos principes concernant les doudous? 🙂

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L’art du déjeuner entre collègues…

Ce midi, j’ai profité des quelques rayons de soleil pour courir au parc et déjeuner sur l’herbe bien verte… Ma veste comme nappe (bien oui, je n’avais pas prévu qu’il allait faire aussi beau et je ne suis pas LA working girl prévoyante qui a toujours son p’tit plaid au bureau, prête pour un pique-nique improvisé avec ses collègues). Aucun collègue de dispo pour partager quelques feuilles de salades (oui car le sandwich, c’est pour les mecs hein?!), je me suis dit un instant que j’allais m’ennuyer. Et puis…non…

parc-monceauTranquillement, j’ai pu bronzer un peu et observer la pièce de théâtre qui se jouait devant moi. Il faut avouer qu’il est tentant d’écouter quelques conversations de voisins, et d’observer les comportements, les activités de chacun. Il y a:

– celles qui font bien attention à leur façon de se tenir et de marcher, histoire de toujours maîtriser toutes les situations, même au parc. On ne sait jamais qui on pourrait rencontrer…

– celles qui, allongées sur l’herbe, profitent de chaque minute de « calme » qu’offre ce 13-14h pour s’assoupir et « respirer » (bien grand mot à Paris, en plein coeur du 17e arrondissement…)…

– celles qui, armées de leur Grazia, se font toujours un peu plus mal en regardant les corps de ces mannequins alors qu’elles finissent leur part de gâteau au chocolat…,

– ceux qui font une démonstration de « positive attitude » en faisant leur jogging en pleine heure de pointe au parc, obligés de slalomés entre les promeneurs du midi mais fiers d’exhiber leurs muscles transpirants…

– ceux qui, cachés derrière leurs lunettes de soleil, en profitent un peu, beaucoup…

– celles et ceux qui sont bien obligés de déjeuner avec leurs collègues et de faire la conversation. Pas facile quand on n’a plus rien à se dire une fois le sujet du climat épuisé, les sorties du we racontées, la palme de Cannes et le dernier match de Roland-Garros commentés… Alors, comme tout le monde, ils parlent boulot… Bien la peine de faire une « pause »… 😉

Et vous, vous arrivez à « décrocher » le midi? Que faites-vous pour souffler un peu?

To be or not to be…fluent

63538bd8La réforme sur l’enseignement supérieur fait couler beaucoup d’encre depuis quelques jours. Et surtout l’article 2 qui propose de développer à l’université des cours en langue étrangère, notamment en anglais. Et pour donner un petit chiffre: seuls 14 % des étudiants français entrent à la fac avec un bon niveau d’anglais… ça craint, moi j’dis! Non?

Alors j’espère que cet article 2 passera, sincèrement…Parce que j’ai dans ma p’tite tête des souvenirs de cours d’anglais à la fac quelque peu pitoyables lors de mes 2 premières années d’Histoire… 2h de cours par semaine avec un natif, qui nous passait des vidéos ou nous faisait manger des spécialités culinaires anglaises. Et c’est avec ça qu’on était censés devenir « fluent », construire notre bagage linguistique pour le futur? No comment… Pour palier à ça, j’ai décidé en 3e année de licence de suivre le cursus bilingue en Histoire et j’avoue que je ne regrette pas ce choix et que je remercie, du coup, l’université de m’avoir offert cette opportunité. Là aussi, des natifs mais surtout des profs d’Histoire d’universités anglaises et américaines et ça change un peu la donne! Hyper pro, hyper intéressants, avec une pédagogie participative qui m’a permis de dépasser mes angoisses de l’oral et de l’écrit. Quand je reprends mes copies de ces belles lointaines années, je me demande comment j’ai pu gratter 8 pages de dissert’ en anglais sur l’histoire des femmes en Angleterre au 19e siècle… Bref…

J’espère que cet article sera adopté et je pense bien sûr à l’avenir de mon fils quand je dis ça. Même s’il n’est pas encore en maternelle….;-) J’espère que nous saurons le sensibiliser à l’importance de parler plusieurs langues, à l’ouverture internationale, pour partir à la rencontre d’autres cultures. Et j’espère que le système éducatif l’accompagnera dans cette démarche! Si ça n’est pas le cas, devrons-nous passer par des activités extra-scolaires en ce sens? ça demande réflexion…

Je suis sûre que vous avez bons souvenirs de cours d’anglais, hein?! Et vos enfants, sont-ils fluent?

Jardin d’enfant ou nounou…telle est la question.

Depuis ses 3 mois, notre petit chat est gardé par une assistante maternelle, à 5 min à pied de chez nous, adorable, flexible, etc… Bref, LA perle! Je ne vous cache pas qu’avant de la trouver, nous en avons vu une bonne dizaine et que l’une d’entre elle avec qui nous avions signé un contrat, nous a tranquillou lâché 15 jours avant que je ne reprenne le boulot. Bref…

Toujours est-il qu’avant de nous lancer dans l’aventure « nounou », nous avions tenté d’avoir une place en crèche… mais sans succès, hein… on nous avait bien dit qu’il ne fallait pas trop y croire.

garde_bebePour sa dernière année avant l’entrée en maternelle, j’avais envie de retenter ma chance auprès de la mairie et j’ai donc rempli un dossier de demande de place il y a 15 jours environ. Quelle n’a pas été ma surprise quand, hier soir, en rentrant, j’ai trouvé dans le courrier une jolie lettre m’informant qu’ils « étaient heureux » de m’informer qu’ils réservaient une place pour octobre à notre fils! Bien, bien, bien…. et maintenant, on fait quoi??? C’est donc THE question du jour: restons-nous chez la nounou ou prenons-nous la place en jardin d’enfant?

Les + de la nounou: disponible, accueillante, flexible, prend soin des enfants comme des siens

Les – de la nounou: manque de stimulation des enfants, des balades en centre commercial quand il fait froid/il pleut…., une alimentation qui colle trop à leurs envies et goûts

Les + du jardin d’enfant: apprendre la vie en collectivité, apprendre à manger tout seul (hum hum…), chanter, dessiner, jouet avec d’autres enfants, des amitiés, des professionnels de l’éducation, ouverture gustative :-), du matériel pédagogique

Les – du jardin d’enfant: à 15 min à pied de chez nous, plus de maladies (?), la « jungle »

Bon, reste toujours la question financière aussi… il faut que je me mette à mes p’tits calculs…Mais au-delà de cette question, je dois me recentrer sur LA question essentielle: quelle est la meilleure structure d’accueil pour mon fils?

Et vous, que feriez-vous?

Pour un goûter… sans complexe!

Vu le temps…. l’envie du moment (autre que de partir aux Bahamas se la couler douce), c’est de jeter un sort à tout ce qui contient le mot « chocolat » ! Et pour occuper les we pluvieux (et après avoir épuisé le stock de gommettes), on propose, telle une mamanparfaite (ça existe, hein?) , de faire un gâteau pour le goûter. Le genre de gâteau qui se dévore en un après-midi et qui reste plusieurs semaines dans les cuisses… (résolution de l’année à propos: m’inscrire à une course à pied. La Parisienne de l’année dernière a laissé des courbatures et des envies de se re-dépasser).

J’ai LE gâteau au chocolat qu’il vous faut en ces temps maussades! Un qui ne laisse pas indifférent, un qui nous appelle et qui nous dit « mange-moi, mange-moi, mange-moi » et dont on rêve la nuit…Craquant à l’extérieur et fondant à l’intérieur, un craquage total.

Ingrédients:
– 4 oeufs (sortis bien à l’avance pour celles et ceux qui les mettent au frais)
– 140 gr de sucre glace
– 3 cuillères à soupe de farine bombées
– 200 gr de chocolat noir
– 180 gr de beurre demi-sel (pommade est idéal)

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– Battre 4 blancs d’oeufs en neige avec une pincée de sel et les mettre de côté
– Battre les 4 jaunes d’oeufs avec les 140 gr de sucre glace
– Ajouter les 3 cuillères à soupe de farine bombées
– Faire fondre les 200 gr de chocolat noir et les ajouter au beurre pommade. Incorporer cette préparation au mélange jaune/sucre/farine.
– Ajouter les blancs en neige délicatement sans les casser
– Verser dans un moule beurré et fariné (je fais dans un moule à cake pour ma part).
– Faire cuire environ 30 minutes à 170°C (selon les fours) et laisser le gâteau refroidir dans son moule.
Bon ap’!
Et vous, quelle est votre recette préférée de gâteau au chocolat ou de goûter?

La question du 2e…

Mon p’tit chat a bientôt 2 ans et même si mon entourage proche m’épargne la question fatidique de « et alors, c’est pour quand ce 2e? », j’y ai le droit quasiment toutes les semaines, au gré des rencontres.

Je m’étais promise de ne pas en parler avant les 3 ans de mon p’tit chat. Pourquoi me direz-vous? Juste envie (ou besoin?) de prendre le temps de faire connaissance avec lui, de faire connaissance avec moi, en tant que mère, de le voir grandir et évoluer, de le voir pleurer, rire et nous faire tourner en bourrique… :-p

De nombreuses amies voulaient absolument 2 ans d’écart entre leurs enfants et c’est souvent ce qui est arrivé. Souvent épuisées et ayant laissé leur activité professionnelle de côté pour se consacrer à ce nouveau rôle, je les trouve bien courageuses. Elles disent la période difficile mais qu’elle n’aura qu’un temps. Pour ma part, j’ai voulu me laisser du temps pour me réaliser professionnellement aussi. Le fait est que je ne conçois pas sans activité professionnelle .

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Actuellement en pleine remise en question: y-t-il un sens à ce que je fais? Pourquoi le fais-je? Quelles sont les perspectives? J’ai donc changé d’entreprise il y a quelques mois pour une nouvelle aventure. Mais cette aventure a vite été rattrapée par l’envie et/ou le besoin de se lancer dans celle du 2e petit chat… Et elle grandit chaque jour un peu plus… Mais est-ce le bon moment, alors que je viens de commencer un nouvel emploi? L’envie, aussi, de créer son activité me trotte dans la tête depuis plusieurs mois aussi…Existe-t-il seulement un BON moment? Avons-nous l’aisance matérielle pour l’accueillir dans notre 56m² parisien…? Aurais-je le temps et ou le courage de combiner ma vie de maman et ma vie professionnelle? Et bien sûr, celle de femme?

Beaucoup de questions en ce moment… J’essaye d’avancer, de peser le pour et le contre de chaque situation et de prendre les bonnes décisions…

Et vous, vous êtes-vous posés ce genre de questions? Qu’avez-vous fait et ressenti?

Idée balade en IDF: le domaine de Villarceaux

Le we dernier, nous cherchions une balade qui sorte du traditionnel « tour au parc » où la ville accorde à chacun 1m² de pelouse … il y a de l’herbe et quelques arbres et c’est déjà pas mal, me direz-vous… certes mais le regarder courir après les pigeons ou se battre pour descendre le premier du toboggan, on avait déjà fait! [Juste pour le plaisir, je vous remets le lien vers le sketch de Florence Foresti, un vrai moment de bonheur! :-)]

Envie de nature, envie de vert! Nous avions pour objectif de ne pas passer plus d’1 dans la voiture pour aller trouver ce que nous cherchions. Nous avons donc opter pour l’Ouest parisien et son domaine de Villarceaux, que nous ne connaissions pas. Il se trouve à environ 45 min de Paris. C’est une très belle découverte car château classé au patrimoine historique et parc classé « jardins remarquables ».

Domaine de Villarceaux

Il est constitué d’un graaaand parc de 70 hectares et ses deux châteaux (manoir du XVIe siècle et château du XVIIIe). Il faut savoir que le château n’est pas ouvert à la visite libre. Des visites guidées (obligatoires) sont proposées gratuitement (car ce château dépend du Conseil Régional d’IDF) toutes les 20 à 30 minutes et pour une durée de 1h45/2h. On a longuement hésité car avec notre petit bonhomme d’à peine 2 ans très trop un peu « dynamique », on pouvait s’attendre à tout…: sauter dans les canaux, sauter dans les couloirs du château, cueillir toutes les jolies fleurs du parc etc. Bref, on a testé et on a adoré!

C’était juste parfait pour nous et pour lui: un peu d’histoire, beaucoup de balade, une chasse aux fourmis et aux escargots… et un p’tit bonhomme lessivé à la fin de la journée! 🙂

Allez-y !  http://www.iledefrance.fr/villarceaux/

Et vous, quels sont vos balades préférées?

Mon fils ou la « génération tactile »

Je suis tombée sur un article hier, intitulé « Enfants : quelle attitude adopter par rapport aux tablettes ? » et je l’ai lu avec attention suite à une remarque d’une maman ce we, lors d’une réunion de famille… Des remarques, tu t’en prends à la pèle, me diras-tu. Quotidiennement et quoi que tu fasses.

Miam, l'Ipad!Mon p’tit chat ne se laisse que rarement prendre en photo, préférant regarder ce qui s’affiche sur l’écran de l’appareil plutôt que de prender la pause. Malgré notre insistance à lui faire faire des « ouistiti » (nous ne sommes pas ridicules, non, non pas dutout), nous n’obtenons rien! Et une réunion de famille ce we a confirmé ce fait. Il a préféré toucher l’écran de l’appareil photo d’une amie de droite à gauche, comme pour faire défiler les photos sur l’ipad… Sur ce fait, une maman me dit « voilà pourquoi je ne veux pas d’ipad ou autre appareil numérique chez moi. Les enfants deviennent addicts ». Ok…dans la famille « prends-toi un scud », check!

J’ai du mal à comprendre certaines remarques de ce genre… Nos enfants naissent avec un écran dans les mains désormais et nous ne pouvons y « échapper »… autant tirer le positif de ces nbuvelles technologies plutôt que d’en faire une fatalité, non? Je suis pour la mesure et la tempérance et ne souhaite pas que mes enfants ne pensent, ne vivent et ne respirent que par les écrans mais ils font partie de notre vie, nous les utilisons, nous parents, au quotidien et nos enfants veulent nous imiter. Quoi de plus normal finalement?

Mon p’tit chat a eu un « réflexe » mais je ne pense qu’il soit le seul sur cette planète…non? si….? Dites-moi que je sache si je suis une mère si indigne que ça! Il n’utilise l’ipad qu’en notre présence et 1 fois par semaine environ, un petit quart d’heure pour regarder des épisodes de Léo et Popi ou Petit Ours Brun, (je diversifie un peu pour notre bien-être intellectuel et psychologique, ne vous inquiétez pas) ou pour faire un jeu adapté à son âge. C’est déjà trop?

Et vous, vos enfants sont-ils aussi irrécupérables que le mien?

PS: Tant qu’il ne me flingue pas ma partie de Sims, moi j’dis….;-)

PS2: Rien à voir mais j’ai eu droit aussi à « Ah tu n’es pas à 80% mais à temps plein?- Oui- Ah ». Voilà, voilà….

Viens prendre le thé, si t’as le temps….c’est cela oui…

Il est des jours où j’oublie tout…et ce n’était pas faute de me faire des notes ou post-it . Oui mais voilà, les post-it, ça n’a qu’un temps. Dans la poche, on les oublie, ça s’efface, ils se payent une petite tournée de machine à lavée etc… Bref, j’ai investi il y a quelques mois dans THE objet indispensable à toute maman et/ou femme : LE CARNET.

Une fois la belle papeterie trouvée, il faut faire un choix…oui, un choix.. et c’est là que ça se complique: trouver un carnet pas trop petit mais pas trop grand, pas trop épais mais avec quand même assez de pages pour durer quelques mois, et puis, un visuel de couverture qui convienne. J’ai opté pour un petit format, plus petit que A6 mais suffisant pour faire des listes et des listes et des listes. Un carnet avec un petit cordon pour marque-page et qui se ferme par un système aimanté. Pour le visuel, j’ai opté pour une petite japonaise toute mimi, me narguant de son sourire genre « viens prendre le thé avec moi si t’as le temps »… c’est cela, oui, « si j’ai le temps… » .

Non, je l’ai choisi surtout pour ses couleurs vives (il en faut, par ces temps maussades)  et puis parce que j’ai en mémoire, un fabuleux voyage au Japon qui date d’il y a 6 ans. Ce petit carnet est bien plus qu’un pense-bête, il est un peu une parenthèse dans ma journée pour m’évader, rêver, penser à ceux que j’aime…

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Et vous, c’est quoi vos pense-bêtes?

Sortie Théâtre « Le Repas des Fauves »; oui, oui, une sortie! :-)

Oui, nous, parents, avons une vie sociale….j’dis parce que combien de fois ai-je pu entendre « non mais on sait que quand on a des enfants, on ne sort plus alors c’est pour ça que je ne te propose pas en fait »… comment te dire…. c’est pas faux! 😉

Les premiers mois passés, le rythme pris, ladite « sépération » avec ton petit chat faite, nous pouvons reprendre une vie sociale: quelques sorties entre amis, au théâtre, au cinéma etc… cependant, il faut bien compter sur le fait que la sortie nous coûte désormais « un bras ». Pour ça, « bibi les bons plans » furète sur le web à la recherche de places pas chères… « Billetreduc », me direz-vous? Et bien, c’est le premier site vers lequel je me suis tournée et puis, je suis allée voir sur le site du Théâtre du Palais Royal, directement et là, j’ai trouvé ENCORE moins cher! Youpitralala, j’ai chopé la bonne affaire! La place nous est revenue à moins chère qu’une place de ciné. Bon, on était en 4e catégorie, certes… tout là-haut là-haut, là-haut, là-haut, là-haut, là…. je m’arrête, vous aurez compris.

Nous sommes donc allés voir « Le Repas des Fauves », joué par la compagnie « Minus et Cortex », de Vahé Katcha et adapté et mis en scène par Julien Sibre. Une pièce qui a eu 3 molières: « Spectacle privé », « Mise en scène » et « Adaptation ». « On » ne m’en avait dit que du bien, de cette pièce. J’y allais avec une petite question: une pièce sur la 2e guerre mondiale? oula, ça va pas me détendre tout ça… Et bien j’ai été agréablement suprise et je la recommande!

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Plantons le décor: un couple parisien reçoit quelques amis à dîner pour fêter l’anniversaire de madame (30 ans). Jusque là, rien de transcandant… c’est sans compter sur le fait que la scène se passe pendant la 2de Guerre Mondiale, sous l’occupation allemande. Pour l’occasion, certains amis offrent à « Sophie » quelques denrées rares: sucre, café, champagne, bas, viande… tout ceci, grâce au marché noir. La fête bat son plein jusqu’à ce que des coups de feux retentissent: 2 officiers allemands viennent d’être assassinés en bas de chez eux. Pour vengeance, un colonel allemand prend en otage 2 personnes par appartement mais par courtoisie, et par connaissance du propriétaire de l’appartement, il leur laisse le temps de jouir du dessert, sans compter sur le fait qu’il leur laisse le choix des 2 otages. Dilemne… « Le dîner des fauves » peut commencer. Chacun, tel un animal, tente de sauver sa peau face au danger, face à la mort… Coups bas, dénonciations, révélations…rythment cette pièce de 2h. Pas une minute je me suis ennuyée, grâce à un humour (noir) qui permet d’alléger ce sujet grave.

Et puis, cette pièce nous amène à nous poser nos propres questions: qu’aurions-nous fait à leur place? à cette époque? nous serions-nous portés volontaire pour sauver nos « amis »? Aurions-nous fait jouer nos « relations » pour sauver notre vie? J’ai la chance de ne pas connaître ces horeurs et j’espère que mes enfants l’éviteront également…

Bref, courez voir cette pièce (il est encore temps! – jusqu’en juin): http://www.lerepasdesfauves.com/
Et vous, quelles sont vos dernières sorties ?